Souriez, vous êtes forcés!

Vous avez aimé le "volontarisme obligatoire" en temps de Covid? Vous allez adorer sa nouvelle variante énergétique.
Berne manie la carotte et le bâton. Mais nous ne sommes pas des ânes. Crédit photo: unslplash
Berne manie la carotte et le bâton. Mais nous ne sommes pas des ânes. Crédit photo: unslplash

Dans un article détaillé sur les solutions du Conseil fédéral pour favoriser les économies d’énergie, 24 heures nous apprend que Berne, désormais, va hausser le ton en profitant d’une “union nationale”.

Extrait de Une:

Le volontarisme obligatoire, résumé par 24 heures.

Enlevez-moi ces guirlandes!

La carotte, ce sont des mesures volontaires comme l’extinction complète de la télé, la baisse du chauffage, bien fermer le congélateur, etc. Rien de bien méchant, jusque-là, à cela près que toute une série de poncifs médiatico-politiques viennent saupoudrer ce sabir technocratique. Ainsi, la petite citation du Conseiller d’état valaisan Roberto Schmidt, qui nous apprend qu’en matière d’économie d’énergie, comme en situation de Covid, mieux vaut éviter “les règles différentes entre les Cantons”. On semble s’y habituer avec un beau fatalisme, mais il reste étonnant comment chaque crise vient montrer les sempiternelles « limites du fédéralisme ». Harmonisation, toute! Autres victimes toutes trouvées, les illuminations de Noël dans les bâtiments, bien sûr, en ligne de mire de l’Union des villes suisses. Pas de feux du premier août pour la sécheresse, pas de sapins pour les énergies ! Il est pas beau, le progrès !

Qui viendra vérifier la température de mon bain?

Mais il ne s’agit pas de contester ici chacune des mesures proposées. Après tout, la pénurie menace et un Gouvernement doit bien prendre des mesures. On n’en demeure pas moins terrifiés par les solutions qu’il propose au cas où le volontarisme ne suffirait pas. La limitation du chauffage à 19 degrés, par exemple, qui pourrait également concerner les logements : et si je n’ai pas envie d’ouvrir ma porte à un fonctionnaire ? Et quid, également, de l’eau chaude limitée à 60 degrés : finies mes cafetières italiennes ? Devrai-je inviter des inconnus dans ma salle de bain pour vérifier si j’ai le droit ou non de soigner mon rhume dans la baignoire ? 

On le voit, le « bâton » s’inscrit tout de même assez furieusement dans la continuité de la gestion de crise du Covid. Un problème réel, mais auquel on veut immédiatement répondre par un autoritarisme déguisé. On travaille sur une base volontaire, promis, mais si vous n’êtes pas volontaire, votre vie sera un enfer.

On appelle ça la stratégie de la carotte et du bâton. Mais ce sont les ânes que l’on dirige ainsi, pas les citoyens d’un pays libre.

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